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Paolo Maldini

Paolo Maldini
Paolo Maldini, 36 ans (il a débuté à 16 ans !), fils d'un autre grand ancien du club, Cesare Maldini, s'est bâti un palmarès inégalable en 535 matches (et 25 buts marqués) sous le maillot rouge et noir du Milan AC. Un club auquel son nom restera intimement lié et où il finira sans doute, et en toute logique, son parcours de footballeur professionnel.
"Il est très probable que je finirai ma carrière au Milan AC", avait prévenu le défenseur, sous contrat jusqu'au 30 juin 2006 avec le club lombard, à l'heure de prendre sa retraite internationale après le Mondial-2002.
Son élégance naturelle, sa courtoisie et son intelligence ont fait de lui un ambassadeur du «calcio» sur tous les terrains du monde. L'arrière latéral (1,87 m, 85 kg) restera également comme l'un des meilleurs joueurs à son poste. Et l'un des plus titrés aussi, avec notamment sept titres de champion d'Italie, quatre Ligues des Champions, quatre Supercoupes d'Europe et deux Coupes intercontinentales.
Avec son physique de jeune premier et ses cheveux bruns mi-longs, qui font de lui le gendre idéal de toutes les «mammas» de la péninsule, Maldini, qui s'est attiré aussi le respect voire souvent la crainte des plus grands attaquants du monde, n'a finalement qu'un défaut: sa carte de visite, l'une des plus belles du football mondial, possède un grand vide, qui laisse à l'intéressé un goût amer, car Paolo Maldini, en dépit de son immense classe, n'a jamais connu la consécration internationale avec la "Squadra azzurra".
Un goût d'inachevé
Sélectionné à 126 reprises (pour 7 buts marqués), l'homme aux yeux aussi bleus que le maillot de la sélection italienne, qu'il a enfilé pour la première fois en mars 1988, a disputé quatre Coupes du monde (1990, 1994, 1998 et 2002). Il n'est pour autant jamais parvenu à faire mieux qu'une place de finaliste en 1994 aux Etats-Unis, battu en finale par le Brésil aux tirs au but.
"A deux reprises, en 1994 et 2000, j'ai vu le trophée, il était sur la table, là, au bord du terrain. Il suffisait de gagner pour le soulever", se souvenait-il il y a quelques temps en repensant aux deux finales perdues contre le Brésil, donc, mais aussi la France (1-2, but en or) lors de l'Euro-2000.
Battu et, comme l'Italie tout entière, humilié après l'élimination par la Corée du Sud (1-2, but en or) en 8e de finale du Mondial-2002, Maldini a depuis mis les bouchées doubles avec Milan AC (doublé Ligue des Champions-Coupe d'Italie en 2003, champion d'Italie en 2004) pour oublier ces revers à répétition avec la "Nazionale".
"Tout comme mon père, il m'est arrivé beaucoup de choses dans ma carrière. Une fois encore, j'espère que ma vie va prendre un tour similaire à la sienne", lançait Paolo Maldini, lui-même père de deux enfants, il y a quelques mois en songeant à sa vie d'après-footballeur.
Mais qu'il imite ou non son père, Paolo Maldini l'entraîneur aura toutefois beaucoup à faire pour égaler un jour le palmarès hors normes de Paolo Maldini le joueur...

# Posté le lundi 10 octobre 2005 14:51

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